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Nommer l’ennemi – Charles Millon

Tout le monde est aujourd’hui d’accord avec l’axiome que nous défendions il y a des années déjà, selon lequel « il faut nommer l’ennemi »

Tout le monde est aujourd’hui d’accord avec l’axiome que nous défendions il y a des années déjà, selon lequel « il faut nommer l’ennemi », et chacun le répète à l’envie. Mais peut-être ne comprennent-ils pas ce qu’implique cette capacité à nommer : une fois que l’on a parlé du terrorisme islamiste, de la radicalisation d’habitants du territoire français sous l’emprise d’imams dégénérés, et de l’État islamique comme agent extérieur, il s’agit surtout de comprendre comment cet ennemi agit, pour lui couper les ailes et à terme le détruire entièrement.
 

Il faut bien entendu poursuivre la guerre, la vraie, celle qui se déroule sur le théâtre du Proche-Orient, en Syrie et en Irak, mais aussi en Libye – où trois sous-officiers viennent de tomber pour la France – au Mali toujours, enfin sur cet axe gigantesque qui s’étend du Nigéria au Pakistan. Cette mission admirable, la France l’accomplit, quasiment seule en Europe, aux côtés des Etats-Unis, et le monde entier devrait lui en être redevable.
 

Cependant, la protection du territoire national est naturellement la première des priorités. A ce défi, et face aux actes de barbarie qui s’y déroulent régulièrement depuis quatre ans, depuis les assassinats commis par Mohamed Merah, les gouvernements successifs ont trop mal répondu. La désorganisation des services de renseignement par Nicolas Sarkozy en 2008 est l’une des causes fondamentales des erreurs de jugement qui ont permis la prolifération de ces actes. De même, la baisse du nombre de policiers et de militaires engagée sous son quinquennat résonne douloureusement aujourd’hui. Sans oublier la fin de la double peine.
 

La gauche au pouvoir depuis quatre ans n’est pas en reste : par idéologie, elle a dépouillé la justice de ses moyens, laissant passer entre les mailles du filet punitif ces condamnés de droit commun que sont tous les terroristes. Elle s’est refusée, encore par idéologie de soumission, à fermer les mosquées signalées pour leurs prêches radicaux, s’est refusée à expulser des imams réputés pour leurs appels à la haine, n’a pas pris les mesure de contrôle des frontières qui s’imposaient, non seulement devant la vague immense de réfugiés, mais de manière générale contre une immigration structurellement incontrôlée.
 

Elle a désarmé moralement la France, culpabilisant ses citoyens et empêchant la moindre remise en cause d’une religion devenue folle, l’islam.
 

Enfin, la destruction systématique de l’éducation, nationale et populaire, de la culture française, entreprise depuis quarante ans, ne pouvait que laisser pantelants et honteux des Français à qui l’on inflige aujourd’hui la double peine : la mort et le déshonneur.
 

Il n’est pas encore trop tard pour réagir, quoique la colère monte chez nos compatriotes contre ces hommes passés du côté de l’inhumanité et de la barbarie. Mais nommer l’ennemi voudra toujours dire aussi : ne pas lui ressembler.
 

La France possède la force de se défendre. Elle doit le faire dans l’ordre, l’intelligence et la justice. Car le désordre et la vengeance n’engendrent qu’eux-mêmes.
 

Les réponses ne manquent pas et il faut les appliquer avec la sévérité qu’exigent les circonstances : fermeture de toutes les mosquées dites radicales, expulsion des imams qui prêchent la guerre et le fanatisme, contrôle des frontières avec suspension de Schengen si nécessaire, limitation de l’immigration légale, fin de l’immigration illégale, révision du code de la nationalité, déchéance de celle-ci pour les binationaux convaincus de projets d’entreprise terroriste, rétablissement de la double peine.
 

Mais encore et surtout dans le fond : sortie du Conseil de l’Europe pour se soustraire aux arrêts iniques de la CEDH ; réarmement de la justice ; reconstruction de l’école et de l’éducation populaire ; enfin, renouveau de l’éducation populaire pour refaire des Français.
 

Un long travail et une lourde tâche, auxquels nous ne pourrons nous dérober.
 

 

Charles Millon

Ancien ministre de la défense

Président de l’Avant-Garde

 

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5 Commentaires

  1. lemonnier dit :

    je pleure, je pleure vraiment aujourd’hui de ce qu’est devenu la France , alors que des soldats sont morts par milliers pour elle ! comment est ce possible d’avoir des dirigeants qui la détruise et que nos « institutions  » nous empêchent de les destituer ..;
    En même pas 4 ans ,plus précisément, cette France subit un changement de civilisation, comme l’avait si bien annoncé l’ancien ministre de la justice , MMe Taubira qui , forcément , savait !! donc » quelque chose d’organisé  » ! ..;
    Je ne sais comment aujourd’hui nous pouvons faire marche arrière, mais nous ne pouvons attendre encore, car « ces manipulateurs  » pourraient encore trouver un stratagème pour « rester  » et laisser le pays à feu et à sang ..; et ceux qui ne font rien AUJOURD’HUI , ceux qui sont susceptibles de prendre le contrôle , ne sont pas des victimes mais des complices ! Peut être est ce possible , pour certains d’abandonner leurs privilèges, et penser au peuple de France qui se meurt. il faut, il faut …oui . Qu’attendons nous , nous sommes en guerre !

  2. bernard deuxville dit :

    entièrement d’accord, mais quelles sont en pratique vos propositions?
    la voie du vote démocratique (si tant est que ce mot veuille encore dire quelque chose) me semble illusoire: comment seriez vous présents et suffisamment influents au sein d’un gouvernement? et de quel gouvernement?
    donc quelle solution pratique proposez vous pour que nous « prenions les armes » une fois pour toutes?
    merci de votre réponse

  3. Bernard Simon dit :

    Nommer l’ennemis ok à condition de ne pas se tromper d’ennemi or l’islamisme radical est trop facilement désigné et la guerre dans laquelle nous avons fini par nous engager pour épouser une stratégie de terreur américaine qui ne sert que leurs intérêts et dont nous voyons bien toute la dangerosité pour notre Europe devenue vassale docile depuis Sarkosy. La guerre contre le terrorisme est très mal nommée. Il faudrait parler de cette guerre impérialiste américaine et des projets de gouvernance mondiale pour identifier clairement les intentions qui ont créé cette situation. Partir en guerre contre l’islamisme ne réglera aucuns problèmes au contraire tant qu’on n’aura pas identifié l’ennemi véritable qui se cache dériere l’idéologie qui fait table rase de notre culture, de nos valeurs, de notre identité et qui en désignant un ennemi facile à identifier prend le contrôle de tout progressivement. Aurons-nous le courage de nommer cet ennemi bien plus dangereux qui profite réellement de cette guerre contre le terrorisme ?

  4. Ritchie dit :

    Bien sur, et Charles Millon le dit, d’autres puissances étrangères, sans être nos ennemis, ne sont pas nos amis.
    Mais la sagesse politique enjoint de parer au plus urgent.
    C’est donc d’échapper à l’étreinte du premier ennemi, décrit par l’auteur.
    Cela doit être fait avec clarté et force (surtout en nommant les choses), et union des citoyens.
    Alors, nul ne pourra se mettre en travers de ce travail, sinon en montrant son vrai visage (d’ennemi).
    Quand ce travail sera terminé, si d’autres ennemis nous agressent ou cherchent à nous contraindre, il faudra encore lutter.

  5. David J. dit :

    Juger de l’ennemi est une chose mais nous savons aussi que ces groupes terroristes obéissent à des logiques qui ne sont pas tout à fait étrangères à la politique globalisée de certains États proches de nos valeurs ! Aujourd’hui, il est évident que nous nous retrouvons face à un défi majeur : celui d’une guerre totale qui ne dit pas son nom.
    La France et l’Europe, plus globalement, sera terre de sang.
    Je suis assez satisfait par certains commentaires. Les USA sont effectivement les porteurs des valeurs qui fondent encore le terrorisme islamiste. L’Europe, en cette pensée, ne saurait donc être, en plus du terrorisme, victime du politiquement correct ! On peut même estimer que c’est la morale US qui génère le terrorisme islamiste puisque toutes leurs postures politiques et économiques, depuis la guerre dans l’ex-Yougoslavie, ne fait que favoriser et étendre un capitalisme criminogène ! Et nous vivons d’autant plus la « chienlit laisser-fairiste » globale que nous nous positionnons encore et toujours sous la domination des USA ! Le terrorisme est une arme aux mains des financiers et des élites qui veulent fonder autrement nos quotidiens. On remarquera au passage que les premières victimes sont arabes ! Ou tout du moins sont au nombre des musulmans éclairés, de ceux qui encore fondent une résistance à la suprématie US globale !
    Oui, aujourd’hui, vouloir combattre la ruine intérieure, c’est accepter d’être politiquement incorrect puisque résistant et casser la mythe d’une dynamique naturelle et inéluctable de la mondialisation. Contrairement à certaines de vos positions, ce n’est pas abandonner l’idée européenne, mais de juger du vrai et du faux dans les politiques des modernes et fuir l’enfumage US du terrorisme islamiste !

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