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International

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Macron en Algérie

Alors comme tout ce qui touche à l’Algérie m’intéresse et m’interpelle, surtout quand il s’agit d’évoquer celle où je suis né en 1961, c’est à dire l’Algérie alors française, je lis attentivement le court article consacré à cette visite car il est notamment écrit en gros caractères gras que le candidat - « ni droite ni gauche », mais pas du centre non plus (de la lune peut être alors….) - mesure « le poids du passé » ! « Le poids » ! Quel poids ? Quel sens lui donne- t-il? Car il y a « poids » et « poids », tout comme poids de forme et surpoids. Tout est question de nuances et pour ce qui en est des sentiments franco-algériens « de nuances sacrément nuancées ». Faudrait pas se fâcher tout de même… Bref, pour ce qui me concerne, le poids auquel je pense à ce moment- là de ma lecture est celui du poids sur la langue qu’il faut tourner 7 fois dans la bouche avant de causer dans les micros, de l’Algérie, là-bas comme ici, puis surtout celui de l’amertume… Mais bon, au-delà de questions de poids et d’arrière-goûts, ce qui me reste en ...
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Une stratégie européenne pour les petits candidats

A ce jour, pas moins de 24 candidats, déclarés ou pressentis, sont réputés briguer la magistrature suprême. Mais l'égalité des chances risque fort de s'arrêter au stade des primaires et de leur suffrage censitaire. A quand un vrai débat aux heures de grande écoute avec Messieurs Nicolas Dupont-Aignan, François Asselineau ou Henri Guaino, si toutefois ce dernier se présente, sans oublier les autres... Le filtre médiatique dominant se charge en effet de classer les postulants en fonction principalement de leur degré d'européanité privant ainsi de tribune équitable des personnalités critiques à l'égard de l'Union européenne actuelle. Pour tenter de résoudre cette quasi censure audiovisuelle, il semble opportun d'observer la stratégie des véritables théoriciens de l'Europe des traités. En effet, malgré les réactions indignées et prétendument surprises des représentants européens au résultat du referendum britannique, ce dernier n'a pas peut-être pas souverainement déplu aux fabricants réels de l'Europe. Le Royaume-Uni bénéficiait déjà d'une situation privilégiée au regard des traités. Le pays gardait sa monnaie. Il n'était pas tenu de participer à l'espace Schengen notamment pour les frontières et se trouvait de plus dispensé de l'obligation de compatibilité entre ses lois et la Charte des droits fondamentaux. Il s'agissait donc là d'un ...
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Alors que 2017 s’annonce, nous formulons le souhait que…

Alors que 2017 s’annonce, nous formulons le souhait que le futur président de la France, avec le soutien de millions de concitoyens, éloigné de tous les petits jeux politiciens et refusant les concessions que réclament les corporatismes de tout poil, ait la détermination, la volonté et le courage de mettre en œuvre les réformes qui engageront le redressement du pays et qu’attendent depuis trop longtemps nos concitoyens . Que le futur Président réponde à l’aspiration d’une jeunesse qui veut qu’on lui parle idéal plutôt qu’argent, qui rêve d’une France qui soit une communauté nationale et non un comptoir de commerce ou une agence pour l’emploi. Que le futur Président engage un plan de relance de la croissance pour lutter contre la pauvreté qui aujourd’hui, en marginalisant des catégories entières de Français, mine l’unité nationale et provoque injustice et révolte. Que le futur Président propose à tous les pays africains un pacte de développement pour créer des emplois productifs et maîtriser parallèlement les flux migratoires. Que le futur Président engage une révision générale de notre politique extérieure, qui tienne compte enfin des réalités et refuse de s’exprimer dans des approches idéologiques, qui développe une approche pragmatique dans la recherche de solutions, ...
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Les conférences de l’Avant-Garde : La France a-t-elle encore un rôle à jouer au Moyen-Orient ?

La France a-t-elle encore un rôle à jouer au Moyen-Orient ? Alignement systématique sur les États-Unis, refus de négocier avec la Syrie de Bachar-al Assad ou la Russie de Vladimir Poutine, absence de vision stratégique de long terme, la France semble confondre diplomatie réaliste et incantation morale. Petit à petit, elle semble s’éloigner de sa vocation historique de protection des minorités chrétiennes d’Orient et de son rôle de contrepoids et équilibre face à l’hyperpuissance américaine. À quelles conditions peut-elle retrouver son rôle et son prestige dans l’Orient compliqué ? A-t-elle une carte particulière à jouer dans la nouvelle donne géopolitique marquée par le retour de la Russie sur la scène internationale et l’élection de Donald Trump aux États-Unis ? Comment incarner cette diplomatie ? avec Renaud GIRARD Journaliste, ancien élève de l’ENS et de l’ENA, reporter de guerre et géopoliticien français, auteur d’ouvrages sur le Proche et Moyen-Orient et d'essais sur les relations internationales. Renaud Girard a couvert la quasi-totalité des grandes crises politiques et des conflits armés de la planète depuis trente ans. En 2014, il reçoit le Grand Prix de la Presse Internationale pour l’ensemble de sa carrière de Grand reporter international et pour l’excellence de ...
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Le réveil des peuples !

Les pseudo-analystes français et européens, journalistes politiques, éditorialistes du Point, arbitres des élégances, sondeurs de tout poil auront eu beau faire et déployer une belle énergie : rien n’y a fait, le peuple américain a refusé l’ordre qu’on lui intimait de voter pour la candidate de l’establishment. Cette élection sonne la défaite des néo-conservateurs et de leurs descendants. La France, l’Europe et le monde y gagneront sans nul doute, si le nouveau président des Etats-Unis tient ses promesses de campagne : « l’isolationnisme » américain est de retour, et il est à espérer que cette absence soit productive. Car depuis vingt-cinq ans, aucune guerre menée par les Etats-Unis, toujours au nom du bien évidemment, n’a porté de fruits bénéfiques. Guerres du Golfe, une et deux, guerre de Bosnie et du Kosovo, guerre d’Afghanistan, opération somalienne, manœuvre libyenne, guerre civile syrienne : l’Amérique « gendarme du monde » laisse derrière elle un champ de ruine. Et Mme Clinton, dont l’on sait maintenant les liens corrompus qu’elle avait noués avec les pétromonarchies, s’inscrivait exactement dans cette lignée. Cette élection sonne aussi le retour d’un protectionnisme nécessaire : souhaiter relocaliser des usines pour redonner du travail à ses compatriotes, produire américain, est une ...
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Une réflexion chrétienne sur le devoir d’hospitalité et les camps de migrants

La question de l’hospitalité et du migrant nous renvoie directement à des questions sur la nature de l’homme, la violence et le lien social, l’origine commune de l’humanité, la justice et les inégalités, la solidarité transnationale et le droit cosmopolitique. Selon que l’on voit la violence comme accidentelle ou ontologique, par construction sociale ou par état de nature, on naviguera du droit cosmopolitique kantien à l’hospitalité inconditionnelle d’un Levinas ou d’un Derrida, l’articulation de la justice et de la charité se dessinant sur fond de nostalgie du paradis perdu ou d’espérance millénariste, la position chrétienne étant d’ailleurs à tort assimilée à la position kantienne dans la critique de Derrida. L’ouvrage monumental publié en 2004 sous la direction d’Alain Montandon, Le livre de l’hospitalité. Accueil de l’étranger dans l’histoire et les cultures, est révélateur de l’influence de Derrida, pour qui l’hospitalité est infinie, inconditionnelle et absolue ou elle n’est pas, ce qui signifie, sur le plan pratique, que l’hospitalité consiste à accueillir l’étranger sans restriction et sans limites temporelles. Dans son remarquable article Dieu : une hospitalité inconditionnelle ?[1], le théologien Paul Wells nous rappelle à quel point l’hospitalité de Dieu n’est aucunement inconditionnelle, ni dans la création, ...
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Les frontières de l’Europe

L’idéologie mondialiste qui a prévalu en Europe depuis le traité de Maastricht a été celle de l’absence de limites géographiques de l’Union Européenne, empêchant le débat pourtant nécessaire sur les frontières de l’Europe, sur son unité culturelle, philosophique, juridique, religieuse et politique. L’Union Européenne ne définit donc ses frontières que de manière négative, en fonction de la situation géographique des futurs candidats potentiels : tel fut le cas lors du rejet de la candidature du Maroc en 1987. La question de l’identité culturelle de l’Europe et de la tradition chrétienne de celle-ci a toujours été soigneusement écartée afin de laisser la porte ouverte à l’adhésion de futurs pays dont les traditions et les cultures sont de plus en plus éloignées de celles des pays fondateurs. Il est pourtant plus qu’urgent de se poser la question des frontières de l’Europe au vu des derniers élargissements et de l’ouverture de nouvelles négociations avec la Turquie voulue par la commission. En effet, de cette question découle celle de la citoyenneté européenne qui automatiquement est accordée aux habitants des nouveaux Etats membres. La libre circulation des personnes, comme nous avons pu le constater de manière tragique et dramatique au travers des attentats islamistes, a ...
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Nommer l’ennemi – Charles Millon

Tout le monde est aujourd’hui d’accord avec l’axiome que nous défendions il y a des années déjà, selon lequel « il faut nommer l’ennemi », et chacun le répète à l’envie. Mais peut-être ne comprennent-ils pas ce qu’implique cette capacité à nommer : une fois que l’on a parlé du terrorisme islamiste, de la radicalisation d’habitants du territoire français sous l’emprise d’imams dégénérés, et de l’État islamique comme agent extérieur, il s’agit surtout de comprendre comment cet ennemi agit, pour lui couper les ailes et à terme le détruire entièrement. Il faut bien entendu poursuivre la guerre, la vraie, celle qui se déroule sur le théâtre du Proche-Orient, en Syrie et en Irak, mais aussi en Libye – où trois sous-officiers viennent de tomber pour la France – au Mali toujours, enfin sur cet axe gigantesque qui s’étend du Nigéria au Pakistan. Cette mission admirable, la France l’accomplit, quasiment seule en Europe, aux côtés des Etats-Unis, et le monde entier devrait lui en être redevable. Cependant, la protection du territoire national est naturellement la première des priorités. A ce défi, et face aux actes de barbarie qui s’y déroulent régulièrement depuis quatre ans, depuis les assassinats commis par Mohamed Merah, ...
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