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Christianisme et politique

A l’heure où l’Europe traverse une crise politique, économique et sociale, nous assistons à un regain (pour ne pas dire sursaut) de la religion qui édifia les fondements même de l’Europe : le christianisme.

 

Mais n’est pas Charlemagne ou père de l’Eglise qui veut… D’ailleurs, les collusions entre christianisme et politique sont incompatibles avec la pensée chrétienne.

 

Rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ! Invoquer le christianisme pour des affaires qui relèvent de « l’affaire homme » et appréhender les choix émanant d’une classe politique stipendiée est fondamentalement contraire au message christique. A mélanger l’eau et l’huile, ne risquons-nous pas de créer un Daesh chrétien ?

 

La notion d’anarchisme chrétien prend aujourd’hui tout son sens à l’heure où un conflit civilisationnel nous pend au nez et que certains font tout pour l’exacerber par opportunisme afin d’accéder au pouvoir. Mêler le christianisme à des affaires bassement humaines souille le message christique et le dépouille de son essence même.

 

Instrumentaliser le message christique en opérant une connexion hasardeuse entre vision politique et foi relève de la même falsification que celle utilisée par les islamistes. Mélanger patrie et Corpus Christi est contraire aux racines mêmes du christianisme.

 

Si l’éthique chrétienne doit guider nos choix, elle doit être le supplément d’âme qui manque à notre classe politique mais ne peut être revendiquée car les déflagrations de chaque décision se fait en premier lieu sur terre et non dans les cieux… Faire preuve de « bonne tête » plutôt que de « bon cœur » doit primer sur nos convictions.

 

Invoquer les croisades comme le fit George Bush JR durant la guerre d’Irak est non seulement dangereux mais aussi une offense au christianisme ; accueillir en masse des migrants à l’heure où une partie grandissante de la population française est paupérisée relève de la même bêtise…

 

Avant de s’arroger le message du Christ, ne serait-il pas plus judicieux de s’attaquer aux politiciens qui du fait de leur politique internationale sont responsables des convulsions que traverse la planète ? Avant de pacifier les âmes, ne faut-il pas en premier pacifier les peuples ?

 

Romain D.

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Un Commentaire

  1. Tanneguy Dulong dit :

    Bonjour cher Monsieur,
    votre article me paraît un peu léger:

    Hormis la référence à la croisade de G. Bush (qui est d’ailleurs plus une référence au discours d’Eisenhower pour le Débarquement), aucun responsable politique occidental n’a défendu ses choix en arguant de leur compatibilité avec la doctrine chrétienne. Même dans les rares cas où la compatibilité existait…
    Par suite, je trouve regrettable que vous ayez cédé à la mise en parallèle de l’islamisme et du christianisme. Il n’y a aucun risque de créer un équivalent chrétien de Daech, pour des raisons qui tiennent à la différence des doctrines. A une époque où l’Eglise était la force dominante en Europe, la vie politique, culturelle et spirituelle n’a cessé de se développer jusqu’à permettre l’apparition d’une pensée critique de l’Eglise elle-même – pendant que l’Islam réprimait toute pensée indépendante. Cet « équivalent chrétien de Daech » n’a jamais vu le jour, même à l’époque la plus favorable.

    D’autre part, il me semble que vous avez de la doctrine chrétienne un aperçu trop partiel. Celui qui veut imiter le Christ à la lettre n’a pas à se présenter aux élections – il devient moine. Le chrétien en situation de responsabilité doit d’abord accomplir son devoir d’état. Cette notion est capitale : elle implique justement que la tête et le coeur ne sont pas séparés. Pour protéger un innocent, le chrétien a le devoir de combattre – et de vaincre. Pour assurer la subsistance des siens, le père de famille doit conserver son travail, négocier au mieux de ses intérêts, etc.
    Bref : l’éthique chrétienne intègre les dimensions essentielles de la responsabilité envers les autres et de la vertu de prudence (qui équilibre réalisme et idéalisme). Elle impliquerait par exemple d’expulser systématiquement et immédiatement les migrants entrés clandestinement sur le territoire, et de n’accepter que ceux inscrits dans nos consulats à l’étranger, dont le dossier aurait été accepté : seul moyen d’éviter les noyades en Méditerrannée.
    On est loin d’un anarchisme chrétien qui, non seulement est un oxymore, mais ne me semble pas correspondre à une quelconque réalité.

    Bien à vous

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