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Author: Avant-Garde

Lettre ouverte à François Bayrou

Cher François,

 

Bien que nous nous tutoyions lors de nos rencontres dans le cadre de l’UDF, je ne me permettrai plus de le faire n’étant plus qu’un simple citoyen alors que vous être Maire de Pau et peut-être une nouvelle fois candidat à l’élection Présidentielle.

 

Je vous adresse ces quelques mots car j’ai longtemps apprécié vos actions politiques et les idées que vous portiez, lorsque vous étiez jeune élu puis pendant votre présidence de l’UDF.

 

Vous aviez de nombreux amis, la génération des rénovateurs, et incarniez des valeurs de transparence, de droiture et de fidélité. Nous étions nombreux à faire campagne pour vous et, pour ma part, je vous ai accompagné à deux reprises dans les rues d’Aix-en-Provence où vous suscitiez un réel élan de sympathie.

 

Et puis votre ambition a grandi.

 

Vous avez pensé pouvoir faire votre chemin tout seul.

 

Nous avons alors été nombreux à commencer à nous interroger sur vos motivations profondes.

 

Puis d’élection en élection, de défaite en défaite, vous vous êtes aigri. Vos amis vous ont lâché les uns après les autres et aujourd’hui, mis à part Marielle toujours à vos côtés, vous êtes bien seul !

 

Vous avez enfin réussi à être élu maire de Pau et c’est maintenant depuis ce trône que vous continuez à lancer des leçons de morale à la France entière, menaçant ceux qui n’y prêteraient pas attention de vous présenter une nouvelle fois aux prochaines élections !

 

Cher François, vous rendez-vous compte du ridicule de vos interpellations ?

 

Qui êtes-vous pour donner ainsi de telles leçons de morale ? Êtes-vous si irréprochable ?

 

Après avoir appelé à voter François Hollande en 2012, vous participez de façon honteuse à la lapidation publique de François Fillon qui fut longtemps l’un de vos amis.

 

Tout ça pourquoi ?

 

Comme tout le monde, vous savez très bien que François Fillon n’a jamais été accusé de quoi que ce soit par la Justice de notre Pays et qu’il n’y avait rien d’illégal dans ce qui lui est reproché. Comme tous les gens avertis, vous savez bien que la France est gravement malade et que seul le programme de François Fillon serait en mesure de mettre fin à son inexorable déclin.

 

J’ai maintenant la conviction que vous ne recherchez en fait qu’une occasion de plus de faire parler de vous, car vous êtes frappé d’une mégalomanie incurable !

 

Et vous le faites dans la plus totale indignité.

 

Cher François, je vous ai longtemps apprécié et trouve maintenant, le temps ayant fait sur vous son œuvre, que vous n’êtes plus qu’un petit monsieur qui, fort heureusement, n’est plus écouté par grand monde.

 

Jean-Louis Geiger

 

 

Lettre ouverte à François Fillon

Monsieur le Premier Ministre, et candidat de la droite et du centre à l’élection présidentielle,

 

Vous découvrez la cruauté du lynchage médiatique. Jour après jour, goutte à goutte, l’acide des révélations, des commentaires malveillants, des défections aussi, cherche à percer votre cuirasse. La pression se fait d’heure en heure plus forte pour suggérer, puis exiger votre retrait, pour évoquer un plan B, et proposer des suppléants. J’ai connu en 2005, puis à nouveau en 2012, à mon modeste niveau, le même acharnement, et pour finir la trahison de mon parti. Indemne de toute condamnation, fort de la condamnation de mes diffamateurs, ne disposant plus d’aucun mandat, c’est en tant que Président de La Droite Libre, un groupe de réflexion proche des Républicains, et du Rassemblement pour la France, un mouvement gaulliste, mais aussi et surtout en tant que Français patriote qui enrage de voir son pays s’enfoncer sur le pente du déclin, que je vous adjure aujourd’hui de poursuivre votre combat.

 

Vous êtes le seul à offrir la perspective du redressement national. Vous êtes le seul à avoir formulé un diagnostic lucide sur l’état de la France. Vous êtes le seul à présenter un programme capable de restaurer sa compétitivité, de lui insuffler une nouvelle énergie. Il y a dans l’histoire des nations des moments cruciaux où les gouvernants ont le choix entre la facilité et le courage. Ou ils acceptent la démagogie, la fuite en avant vers le renoncement à tout effort, vers la dissolution des moeurs, vers l’abandon de l’indépendance et de la souveraineté. Ou ils appellent à la résistance, à la mobilisation des énergies, à la restauration des valeurs sur lesquelles reposent la grandeur et la fierté de notre pays. C’est parce que vous avez incarné ce choix du renouveau national, que des millions d’électeurs vous ont désigné. Vous vous battez en leur nom. Vous n’avez pas le droit de les décevoir.

 

Vous êtes gaulliste, mais vous n’êtes pas le général de Gaulle. Vous êtes un honnête homme dans un monde qui ne l’est guère. Vous n’avez pas commis de délit, mais vous n’êtes pas indifférent aux intérêts de votre famille. Ceux qui comme moi ont participé à la vie parlementaire savent combien y prolifèrent les pratiques laxistes. En avoir usé avec le sentiment d’avoir eu le droit de le faire n’est donc pas un crime. C’est une faute qu’il s’agit aujourd’hui de réparer en vous donnant à fond au combat pour le redressement du pays. La situation est claire : le Front National qui est, lui aussi, animé par la volonté de redresser la France, sera à tout coup battu au second tour de l’élection présidentielle. Si vous n’êtes pas présent au second tour, si vous n’êtes pas le vainqueur, alors les Français seront poussés par le rouleau-compresseur des médias, à choisir le suicide brutal avec la gauche, ou plus surement la répétition stérile du mandat précédent, le sourire en plus, comme vous l’avez dit. Cinq années calamiteuses pour la France, unanimement rejetées par l’opinion, seraient oubliées, effacées, et les Français seraient condamnés à les vivre à nouveau et à poursuivre un déclin, un affaiblissement de leur pays, plus ancien encore ?

 

Il ne faut donc pas hésiter. Il faut poursuivre votre route et redoubler d’efforts. Certains dénoncent votre obstination. Lorsqu’ils se disent de droite, il ne faut pas hésiter à les écarter. Lorsqu’ils appartiennent à la gauche, il faut y voir à l’oeuvre une fois encore la convergence des forces qui veulent l’abaissement voire la disparition de notre pays, étouffé sous la dépense publique, submergé par les flux migratoires, exténué à force de renoncement à ses valeurs. Votre obstination s’appelle ténacité. Elle doit permettre de mesurer la fermeté de votre caractère si nécessaire aujourd’hui à la tête de l’Etat après cinq ans de louvoiements et d’indécision. Elle doit être à la hauteur de votre persévérance à redonner à la France sa place dans le monde.

 

Moi qui n’ai guère pu compter sur votre soutien en 2012, je me crois justifié, parce que dépourvu de toute ambition, à vous lancer cet appel : ne renoncez pas, soyez au rendez-vous de la France !

 

Christian Vanneste

Un plan Marshall pour la France périphérique par Charles Beigbeder

« La France fut longtemps considérée comme un modèle de mobilité sociale. Certes, tout n’y était pas parfait. Mais elle connaissait un mouvement continu qui allait dans le bon sens » estimait Jacques Chirac qui avait fait de la fracture sociale son thème privilégié de campagne en 1995. L’ancien Président déplorait la fin du modèle social français qui reposait sur la méritocratie et l’égalité des chances. « Une fracture sociale se creuse dont l’ensemble de la nation supporte la charge. La “machine France” ne fonctionne plus. Elle ne fonctionne plus pour tous les Français ».

Macron, un paradoxe français

Il est ce que d’aucuns dans le milieu pourraient appeler un « OPNI », objet politique non identifié, dont la trajectoire fulgurante pourrait faire penser à celle d’un météore, tant l’ancien ministre de l’Economie a su capter sur lui l’éclat médiatique dans le ciel politique français. Une lumière qui lui confère aujourd’hui une légitimité et une crédibilité sans précédent dans l’histoire de la Vème République, pour un candidat à l’élection présidentielle inconnu du grand public il y a encore 3 ans.

François Fillon : la faute

Une des récentes déclarations de François Fillon sur le fait qu’il se considère comme « Gaulliste et chrétien » a suscité des cris d’orfraie. Le christianisme est-il devenu tellement répréhensible pour une grande partie de la classe politique française et les médias que le simple fait de l’évoquer mérite l’opprobre ?

Alors que 2017 s’annonce, nous formulons le souhait que…

Alors que 2017 s’annonce, nous formulons le souhait que le futur président de la France, avec le soutien de millions de concitoyens, éloigné de tous les petits jeux politiciens et refusant les concessions que réclament les corporatismes de tout poil,  ait la détermination, la volonté et le courage de mettre en œuvre les réformes qui engageront le redressement du pays et qu’attendent depuis trop longtemps nos concitoyens .

 

Que le futur Président réponde à l’aspiration d’une jeunesse qui veut qu’on lui parle idéal plutôt qu’argent, qui rêve d’une France qui soit une communauté nationale et non un comptoir de commerce ou une agence pour l’emploi.

 

Que le futur Président engage un plan de relance de la croissance pour lutter contre la pauvreté qui aujourd’hui, en marginalisant des catégories entières de Français, mine l’unité nationale et provoque injustice et révolte.

 

Que le futur Président propose à tous les pays africains un pacte de développement pour créer des emplois productifs et maîtriser parallèlement les flux migratoires.

 

Que le futur Président engage une révision générale de notre politique extérieure, qui tienne compte enfin des réalités et refuse de s’exprimer dans des approches idéologiques, qui développe une approche pragmatique dans la recherche de solutions, notamment au Moyen-Orient, particulièrement dans la protection de population comme les chrétiens d’Orient qui traditionnellement regardent vers la France pour être secourus et protégés.

 

Que le futur Président révise de fond en comble la construction européenne car, que l’on ait voté oui ou non au Traité de Maastricht, chacun est convaincu qu’il faut désormais tout rebâtir sur de nouvelles bases.

 

Alors que 2017 s’annonce, nous formulons le souhait que les Français s’aiment enfin et fassent de cette année le départ d’une reconstruction générale de leur nation, et contribuent à apporter la paix au monde.

 

Charles Millon

Président de l’Avant-Garde