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Un point de vue chrétien sur les élections présidentielles et législatives

Comme à chaque élection, les chrétiens, spécialement les catholiques, s’interrogent sur leur vote et le sens qu’ils doivent lui donner. C’est un signe de bonne santé démocratique et, bien qu’il ne soit pas nécessaire de le rappeler, la preuve de la parfaite intégration des chrétiens à nos institutions politiques. Ce seul constat rend d’ailleurs rhétorique la différence classique entre « Chrétiens français » et « Français chrétiens » (voir le livre du même titre de Natacha Polony, Fabrice Hadjadj et Dom Paul Préaux, éditions Salvator, 2017) qui n’est qu’une autre façon de dire la distinction entre le témoignage et l’engagement, dont chacun est finalement libre du choix.

Sécu : combattre les idées fausses

François Fillon rappelait sur le plateau de TF1, sa volonté de réformer les règles de financement de la Sécu, ce en quoi on ne peut que l’approuver. Mais certaines idées qu’il avance montrent le flou qui règne sur ce sujet, qui mérite d’être clarifié.

Lettre ouverte à François Bayrou

Cher François,

 

Bien que nous nous tutoyions lors de nos rencontres dans le cadre de l’UDF, je ne me permettrai plus de le faire n’étant plus qu’un simple citoyen alors que vous être Maire de Pau et peut-être une nouvelle fois candidat à l’élection Présidentielle.

 

Je vous adresse ces quelques mots car j’ai longtemps apprécié vos actions politiques et les idées que vous portiez, lorsque vous étiez jeune élu puis pendant votre présidence de l’UDF.

 

Vous aviez de nombreux amis, la génération des rénovateurs, et incarniez des valeurs de transparence, de droiture et de fidélité. Nous étions nombreux à faire campagne pour vous et, pour ma part, je vous ai accompagné à deux reprises dans les rues d’Aix-en-Provence où vous suscitiez un réel élan de sympathie.

 

Et puis votre ambition a grandi.

 

Vous avez pensé pouvoir faire votre chemin tout seul.

 

Nous avons alors été nombreux à commencer à nous interroger sur vos motivations profondes.

 

Puis d’élection en élection, de défaite en défaite, vous vous êtes aigri. Vos amis vous ont lâché les uns après les autres et aujourd’hui, mis à part Marielle toujours à vos côtés, vous êtes bien seul !

 

Vous avez enfin réussi à être élu maire de Pau et c’est maintenant depuis ce trône que vous continuez à lancer des leçons de morale à la France entière, menaçant ceux qui n’y prêteraient pas attention de vous présenter une nouvelle fois aux prochaines élections !

 

Cher François, vous rendez-vous compte du ridicule de vos interpellations ?

 

Qui êtes-vous pour donner ainsi de telles leçons de morale ? Êtes-vous si irréprochable ?

 

Après avoir appelé à voter François Hollande en 2012, vous participez de façon honteuse à la lapidation publique de François Fillon qui fut longtemps l’un de vos amis.

 

Tout ça pourquoi ?

 

Comme tout le monde, vous savez très bien que François Fillon n’a jamais été accusé de quoi que ce soit par la Justice de notre Pays et qu’il n’y avait rien d’illégal dans ce qui lui est reproché. Comme tous les gens avertis, vous savez bien que la France est gravement malade et que seul le programme de François Fillon serait en mesure de mettre fin à son inexorable déclin.

 

J’ai maintenant la conviction que vous ne recherchez en fait qu’une occasion de plus de faire parler de vous, car vous êtes frappé d’une mégalomanie incurable !

 

Et vous le faites dans la plus totale indignité.

 

Cher François, je vous ai longtemps apprécié et trouve maintenant, le temps ayant fait sur vous son œuvre, que vous n’êtes plus qu’un petit monsieur qui, fort heureusement, n’est plus écouté par grand monde.

 

Jean-Louis Geiger